Les liens entre les mouvements politiques et l’islamisme – Nora Bussigny – Enquête sur La Gauche des Mollahs – Épisode 2

Le 21 octobre 2025, la journaliste Nora Bussigny était auditionnée à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur les liens entre mouvements politiques et islamisme. ROOTS a visionné l’audition dans son intégralité.

 

L’audition du 21 Octobre promettait d’être passionnante. Elle a tenu toutes ses promesses
Une journaliste, quelques députés, sous les lumières froides de l’Assemblée.
Ce jour-là, ce n’est pas une opinion que Nora Bussigny est venue livrer.

C’est une enquête.
Deux ans d’immersion dans les marges de l’ultra-gauche, les cercles décoloniaux, les réseaux pro-palestiniens.
Des noms, des preuves, des visages — et une thèse qui dérange :
celle d’une convergence idéologique entre l’islamisme et une partie de la gauche radicale française.

Face à elle, la commission d’enquête s’est figée.
L’air est devenu plus dense.
ROOTS a visionné l’audition :
1h20 d’échanges sous tension, où les mots “antisémitisme”, “révolution” et “chaos” se sont invités au cœur de la République.


Commission d’enquête : Nora Bussigny face aux députés

Assemblée nationale – 21 octobre 2025

La salle est pleine, feutrée, presque trop calme.
Une caméra de LCP tourne en silence.
Sur les bancs, quelques députés, dossiers ouverts, micros allumés.
Au centre : Nora Bussigny, journaliste d’investigation, autrice du livre Les Nouveaux Antisémites.
Deux ans d’enquête. Des mois d’infiltration sous couverture. Et des noms. Beaucoup de noms.

Le président de séance rappelle les règles, la main droite se lève :

« Je le jure. »
Puis la voix se place, posée, sans effet :
« J’ai enquêté sur les collectifs d’ultra-gauche et sur leurs liens avec les mouvances islamistes. »


Le constat : un ennemi commun

Elle commence par dresser le décor. Avant le 7 octobre 2023, dit-elle, l’ultra-gauche était éclatée : entre les écologistes radicaux, les anti-police, les “décoloniaux”.
Chacun menait sa guerre dans son coin.

« Je pensais que leur ennemi commun serait le policier. »

Mais le 7 octobre a tout changé.
L’attaque du Hamas, puis la guerre à Gaza, ont servi de catalyseur.

« Ce jour-là, les luttes se sont soudées. Et l’ennemi commun est devenu le Juif. Ou plutôt : le sioniste. »

Elle insiste : une empathie légitime pour les civils palestiniens a été instrumentalisée pour légitimer la “résistance armée”.
Le ton reste calme, mais la phrase claque :

« On a remplacé l’État d’Israël par le mot sioniste, et le terrorisme par le mot résistance. »


Samidoun, le fil rouge

Bussigny déroule ensuite le cœur de son enquête :
le collectif Samidoun, décrit comme la vitrine du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP),
présent à Bruxelles, à New York, et désormais… en France.

« J’ai retrouvé Samidoun dans des salles municipales, soutenus par des élus,
et jusque dans des tournois sportifs pour enfants. »

Elle raconte ces ateliers où des enfants dessinent pour “les martyrs palestiniens”,
les drapeaux brandis comme des fusils, les visages camouflés sous les keffiehs.

« Leur but, c’est d’enraciner la culture de la résistance dès l’enfance. »

Puis elle lâche la phrase qui glace :

« Samidoun, c’est une pieuvre. On coupe une tentacule, il en repousse dix. »

En Allemagne, au Canada, aux États-Unis, l’organisation est interdite.
En France, elle ne l’est pas.


Le féminisme récupéré

Un député l’interroge sur les associations subventionnées : féministes, LGBT, progressistes.
Bussigny hausse légèrement les épaules.

« J’ai vu la récupération de l’intérieur. »

Elle parle de la marche du 8 mars 2025, transformée en champ de bataille idéologique.

« Ce jour-là, Urgence Palestine et Samidoun ont pris la tête du cortège.
Ils ont bloqué la marche tant que les “collectifs sionistes” ne quittaient pas la place. »

Un élu, Jérôme Guedj, est pris à partie.
Des militantes juives reçoivent des bouteilles.
Des pancartes appellent à “nettoyer les sionistes”.

« Tout cela, dans un cortège féministe. »

Elle cite alors plusieurs exemples :

  • ACT UP, traversé par des tensions internes.
  • Nous Toutes, qui a défilé avec Samidoun.
  • Et Parole d’Honneur, cofondée par Houria Bouteldja et Louisa Yousfi — cette dernière ayant bénéficié d’une résidence d’un an à la Villa Médicis.

« 42 000 euros d’argent public pour une femme qui pleure les cadres du Hamas sur Instagram. »

La salle se fige. Silence de marbre.


Le maillage politique

La question tombe :

« Quels liens entre ces collectifs et les partis politiques français ? »

Bussigny détaille.
Des connivences locales, des accès municipaux, des rencontres à l’espace Robespierre d’Ivry-sur-Seine ou à Aubervilliers.
Des élus de La France insoumise ou d’EELV présents.
Des associations “dissoutes” qui continuent d’agir sous d’autres noms.

« J’ai vu des élus donner une caution républicaine à des gens qui appellent au djihad. »

Elle cite aussi un élu ayant invité à l’Assemblée nationale une militante du FPLPorganisation terroriste reconnue par l’Union européenne.


Rima Hassan, symbole de porosité

Puis vient le nom que tout le monde attend : Rima Hassan.
L’atmosphère se tend.

« Invitée au Parlement européen, où elle a reçu FEMISO et LALAB — deux structures issues de la mouvance des Frères musulmans. »

Bussigny poursuit :

« Elle a participé à une manifestation pro-Hamas en Jordanie,
entretenu des liens avec un influenceur proche de Téhéran,
et harcelé en ligne des élus municipaux. »

Le mot surgit : chaos.
Une députée demande :

« Quel est, selon vous, le véritable objectif de cette mouvance ? »

Bussigny répond sans détour :

« La révolution se fera avec ou sans les urnes. »


L’idéologie du chaos

Elle développe :

« Leur horizon, c’est le chaos.
Un chaos politique, institutionnel, émotionnel.
Détruire l’ordre pour justifier la révolution. »

Elle évoque des slogans criés dans les salles municipales :

« Un bon flic est un flic mort »,
ou encore :
« Un flic, une balle pour la justice sociale. »

Puis elle parle des universités : Sciences Po, Toulouse, Bruxelles, Columbia.
Les blocus, les “intifadas étudiantes”, les Google Forms pour dénoncer les professeurs “non alignés”.
Et cette réunion en ligne organisée par Students for Justice in Palestine,
où les étudiants français ont pu parler directement avec Khaled Barakat, membre du FPLP.

« Il les a félicités pour leur mobilisation. Il leur a dit : continuez. »


Deux stratégies, un même but

En conclusion, Bussigny distingue deux modèles d’infiltration :

  1. Le frérisme, discret, institutionnel, intellectuel, qui avance “par le langage”.
  2. Le terrorisme pro-Hamas, brutal, émotionnel, qui avance “par le chaos”.

« Les premiers infiltrent les institutions.
Les seconds infiltrent la rue.
Et entre les deux, il y a les élus : les idiots utiles. »

La séance s’achève.
Les micros s’éteignent.
Le président remercie la journaliste.

« Votre témoignage éclaire nos travaux. »

Les députés rangent leurs dossiers.
Mais dans la salle, un sentiment persiste — quelque chose d’inquiet, de suspendu :
comme si, pour la première fois, la commission venait de regarder la pieuvre en face.


Ce que ROOTS prépare ensuite

Ce premier épisode, L’ENNEMI COMMUN, est la première pièce d’un dossier explosif.
Chaque volet de cette commission d’enquête dévoile un étage du même système :

1. Enquête sur la Gauche des Mollahs : Comment le 7 octobre a soudé l’ultra-gauche et l’islamisme.
2. L’infiltration politique :
Comment des collectifs islamistes investissent les partis et les mairies françaises.
3.  La conquête des campus : Comment les universités françaises sont devenues le terrain d’une “intifada intellectuelle”.
4. La pieuvre : Comment l’idéologie décoloniale sert de passerelle entre islamisme, ultra-gauche et féminisme radical.

ROOTS publiera chaque partie, analysée, contextualisée, traduite en clair.
Parce que la vérité n’a de valeur que lorsqu’elle est comprise.


 

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